24.02.07 : LE JOUR DE LA HONTE

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COMMUNIQUÉ DU COLLECTIF ‘AMNISTIA PLD’
EUSKAL HERRIA. DONOSTIA, 02.03.07
LA HONTE. L’IMPACT DES ZIPAIOAK*.

De quelle violence parle-t-on ? LA VIOLENCE des États
espagnols et français* dépasse toute mesure, depuis des
siècles. En toute injustice :
- elle se légitime avec l’instrumentalisation de la Démocratie
et de la Liberté,
- elle s’appuie sur un Droit et une Légalité d’exception,
- elle se justifie au travers d’une Histoire officielle trafiquée,
- elle trouve sa reconnaissance internationale grâce au bon vouloir des gouvernements et lobbies économiques des grandes puissances capitalistes comme les États-Unis,
- elle nourrit sa logistique de guerre économique, sociale et politique en se vendant au plus offrant,
- elle se structure en système parasitaire programmé de différents peuples qu’elle veut soumettre à son service, en récoltant systématiquement par la force la totalité des
productions issues d’initiatives conçues, élaborées et réalisées par les Nations Sans États,
- elle renforce ses alliances sous la menace avec l’achat constants de nouveaux collaborateurs à tout les niveaux de la société,
- elle assure sa domination effective par sa participation active au programme de sécurité anti-terroriste défini par les grands groupes d’intérêts capitalistes : niant le Droit d’existence de l’ensemble des peuples des Nations Sans États, criminalisant toute action alternative au capitalisme, imposant un modèle et une norme unique mondialisé,
- elle peut ainsi opprimer et assassiner en toute impunité.

Le gouvernement actuel Basque a appliqué et respecté, à la lettre près, le programme produit par le système dominant espagnol, avec le soutien d’une Loi et d’un Droit d’exception au sein d’un régime toujours héritier du franquisme, grâce au refus de la rupture politique lors de la mort de Franco puis de Blanco au profit d’une dite ‘transition démocratique’ approuvée et validée par la quasi totalité des partis politiques nationalistes catalans dont certains se revendiquant ‘indépendantistes’, galiciens, basques et castillans : de gauche comme de droite… Malgré le désaccord d’une grande partie des peuples concernés : Catalan, Andalou, Galicien et Basque.
Honteuses les formes du mensonge : Inaki de Juana Chaos ne renoncera JAMAIS à lutter pour le Droit à l’autodétermination du peuple basque et des peuples des Nations Sans États. Il n’a cessé sa grève de la faim que depuis son retour récent en ambulance dans son pays : en Euskal Herria à Donostia, avec la promesse faite par l’État espagnol de le laisser sortir de l’hopital et en liberté conditionnelle, chez lui. Et non pas, ce qui n’avait aucun sens, le jour de la manifestation nationale lancée par EPPK, contrairement à ce que le système dominant espagnol et français ont voulu faire croire auprès des opinions publiques internationales, par l’intermédiaire des médias qu’ils contrôlent. Qui pourrait décemment l’imaginer, si ce n’est ceux pour qui cette lutte représente un réel danger ? Celui de perdre leur pouvoir et de devoir renoncer à un règne injuste, inégal, morbide et sans partage…

LE RÈGNE DE L’ABSENCE DES PEUPLES. UNE NORMALISATION GLOBALE. LE PIÈGE.
Samedi 24 Février 2007 à 17h30. Euskal Herria. Bilbo. Place de Campuzano. Une multitude de femmes et d’hommes basques sont là, toutes générations confondues. L’ertzaintza : la police basque aussi… Un hélicoptère survole les lieux, les avenues et les rues alentours sont toutes contrôlées à l’entrée et à la sortie par d’importants dispositifs de véhicules remplis de dizaines d’agents de police. Des équipes sont positionnées de part et d’autres des croisements de grandes artères et tout autour de la place. Les agents opèrent par groupes de dix minimum : ils sont armés de fusil et matraques, protégés par leur tenue spéciale et masqués de cagoules noires… Certains prennent des photographies de la foule et des manifestants depuis des ponts et des terrasses d’immeubles, d’autres utilisent des caméras. Leur attitude indique clairement qu’il sont là pour frapper et exercer la violence au maximum, ils sont formés pour ça et ils attendent que l’ordre soit donné pour exécuter le programme de répression.
Le piège est visible, présent dès le début de la manifestation. Le plus grand piège est visible chaque jour en Euskal Herria, dans tout les secteurs de la société. Chaque initiative d’individus ou de groupes est systématiquement contrôlée et déclarée illégale dès qu’elle échappe au pouvoir, dès qu’elle prend la dimension de réelles pratiques alternatives au capitalisme, dès qu’elle s’inscrit dans la lutte historique et légitime du peuple basque et des peuples des Nations Sans États.
La veille, le gouvernement espagnol a fait part de sa décision d’interdire la manifestation, par le biais d’une décision rendue à un niveau ‘juridique’ par le tristement célèbre juge Garzón. Cette manifestation fait partie d’une série d’actions et de mobilisations articulées durant tout le mois de février 2007 par EPPK : le collectif des prisonniers politiques basques.
L’existence d’un peuple et de sa lutte pour la Liberté devient illégale, la manifestation organisée à l’appel de l’EPPK est transformée de façon perverse en un test électoral grandeur nature et ‘sur le vif’ par le PNV avec ses nombreux alliés au pouvoir, en bon gouverneur aux ordres de Madrid-Paris. Commence alors un cynique compte des points du potentiel d’électeurs au travers des coups et des balles assenés sur le peuple basque, dans la rue, par l’ertzaintza qui n’est que
l’exécutant professionnel du système en place…

LE RÈGNE DE LA PEUR. LA COLLABORATION : UNE CONTINUITÉ DU SYSTEME DOMINANT.
La présence des ‘anciens’ : la génération de ceux qui ont déjà atteint cinquante-soixante ans est importante. Ils n’hésitent pas à faire face à l’ertzaintza, même lorsque les coups et les balles de caoutchouc pleuvent : ils restent debout et ils continuent à crier des messages de soutien aux prisonniers,à exiger leur libération, l’amnistie et l’autodétermination…C’est impressionnant**.
Cette conscience aigüe du sens de la lutte chez les anciens est indiscutable et elle se retrouve aussi chez les jeunes générations. Seule l’inquiétude est criante dans les regards des anciens qui mesurent très bien par l’expérience, l’intensité du danger que représentent le système et sa police. Tous se lancent des regards, la tension est importante car l’ertzaintza montre clairement tout les signes d’une soif de violence illimitée…
Viser la jeunesse basque. Viser l’avenir basque et faire mal. Voilà ce qu’ont compris les anciens dès le début de la manifestation et qui les inquiète. L’ertzaintza va frapper : des anciens, oui. Elle va surtout frapper en plein coeur la jeunesse et pour lui enseigner la peur physique et mentale. Ce que les prisonnier-es subissent en prison, l’ertzaintza va l’appliquer à la rue avec les jeunes : frapper, frapper, frapper. Sans répit, jouer avec la peur, jouer avec la tension, jouer avec le mépris, jouer avec la douleur, jouer avec les menaces, jouer contre l’humain… CONTRE LA VIE.
L’objectif est de faire en sorte que la majeure partie de la jeunesse basque intériorise cette peur et cete violence, afin de devenir les agents d’une société globalement et idéalement collaboratrice. Le but est de dévitaliser la société basque et d’empêcher le surgissement de toute forme de contestation. Il faut tuer l’avenir d’Euskal Herria. PIRE QUE LA HONTE… IL S’AGIT DE L’ASSASSINAT PROGRAMMÉ D’UN PEUPLE.

LE RÈGNE DU SILENCE. LE RÈGNE DE L’OUBLI. LE SENS DE LA LUTTE
Les États espagnol et francais mettent en oeuvre ensemble un programme de condamnation à mort politique, sociale, économique et culturelle des peuples dont ils occupent les territoires et qui luttent pour leur Liberté. Ils jouent savamment avec le temps et ils appliquent froidement une impitoyable et coutumière pratique de la terre brûlée : l’expression du haut degré de leur cynisme …
En Euskal Herria, en plein coeur de Bilbo il existe encore une ‘Place de La Guardia Civil’ et elle vient couper la grande ‘Avenue de l’Autonomie’ en deux. De même, en Catalogne Nord, un monument est toujours érigé à la gloire de la gendarmerie francaise et de son massacre criminel dans la grotte de Noumea qui a provoque la mort de dizaine d’Indépendantistes kanaks luttant pour la Liberté de leur Nation Sans État…
L’acte de perdre la mémoire pour un peuple, jusqu’au sens de la lutte Historique pour la Liberté et de ses formes spécifiques équivaut a tuer son avenir d’être humain et de transmettre la chaîne aux générations futures : de les rendre esclaves et ignorantes… Notre responsabilité individuelle et collective est donc grande. Aujourd’hui comme hier, nos luttes mettent en oeuvre des pratiques sociales hors des modèles dominants. Elles sont déjà effectives et viables. Nos chemins sont ceux de peuples entiers qui veulent vivre dans la dignité et la solidarité : nos luttes ne peuvent être comparée à aucune armée, aucune école ou université officielle, aucune institution pyramidale… Elles articulent l’ensemble des aspects de la vie humaine, sans reproduire les multiples divisions artificielles que produit le capitalisme pour mieux contrôler nos existences. C’est pourquoi il nous est et il nous sera toujours imposible de criminaliser ceux et celles qui au sein de la lutte assument notamment la tâche difficile de la lutte armée inséparable du contenu et de la pratique politique de la lutte de Libération sociale et nationale.
AMNISTIE
INDÉPENDANCE ET SOCIALISME !

02.03.07. Donostia, Euskal Herria.
Col.lectiu ‘AMNISTIA PLD’

* Les Zipaioak. A l’origine, ce terme a été utilisé pour désigner les soldats Indiens placés au service des Anglais qui ont trahis leur peuple en poursuivant activement la collaboration avec l’occupant anglais et son système colonial durant la 1ère guerre d’Indépendance en 1857 et y compris après la défaite ponctuelle de cette mutinerie devenue une révolte de Libération avec l’engagement d’un peuple dans la lutte. Une partie d’entre eux avait été à l’initiative de la mutinerie.
Par extension, le terme est utilisé en Euskal Herria pour désigner la police basque : l’Ertzaintza (équivalente aux Mossos d’Esquadra : la police de la Communauté Autonome de Catalogne). Son site officiel sur Internet offre une vitrine éloquante sur son rôle, notamment en lisant la présentation historique… http://www.ertzaintza.net/
Citation : « (…)Pour découvrir les origines de l’actuelle Ertzaintza en tant que police propre au Pays Basque, il faut remonter aux anciennes milices municipales, organisations populaires au service des collectivités locales, créees pour satisfaire les besoins de sécurité publique. Mais c’est au 19ème siècle que, délaissant le volontarisme antérieur, s’instaurent les 1ers corps policiers quasi-permanents et de caractère professionnel. Le besoin de disposer de ces corps armés se trouvera encouragé par un brigandage que favorisaient les convulsions sociales et politiques incessantes entre la fin du 18ème siècle et le 19ème siècle bien avancé.(…) » Sans commentaires…

** L’attitude protectrice de la population, en général, a été remarquable. La majorité des personnes, familles incluses, est volontairement restée à proximité des manifestants pour temporiser, par leur présence, les effets de la violence intense et répétée de l’ertzaintza : la police basque.

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ASKATU INAKI

ONGI ETORRI* EUSKAL HERRIA PER INAKI DE JUANA CHAOS DE RETORN AL PAIS
http://euskalherria.indymedia.org/eu/2007/03/36786.shtml

ONGI ETTORI DONOSTIA PER INAKI DE JUANA CHAOS DE RETORN AL PAIS
http://euskalherria.indymedia.org/eu/2007/03/36807.shtml

INDYMDEDIA EUSKAL HERRIA / ONGI ETORRI INAKI
http://euskalherria.indymedia.org/eu/2007/03/36782.shtml

* Acolliment.
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