COLLECTIF ‘AMNISTIA PLD’

Desembre 22, 2006

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COLLECTIF ‘AMNISTIA.PRESÓ.LLUITES.DRET’
AMNISTIE PRISONnier-e-s et réfugié-e-s politiques.
LUTTES de libérations sociales et nationales.
DROIT à l’autodétermination.
En constitution…

Adeù company-e-s,

La Déclaration de Donostia 23.05.04 et l’APPEL du 24.11.06 constituent un préalable à la pétition de soutien aux prisonnier-e-s et réfugié-e-s politiques, laquelle reste à diffuser et pourrait être discutée dans le contexte suivant :

le collectif ‘Amnistia.Presó.LLuites.Dret’ est totalement informel pour le moment. Jusqu’à présent, cet outil en formation a permis de réaliser deux petites actions symboliques à partir d’une poignée de volontés individuelles qui ont pris appui sur la base minimale suivante :

- le respect et l’exercice du Droit à la liberté d’expression et d’association,

- la solidarité aux luttes de libérations sociales et nationales articulées au Droit à l’autodétermination des peuples,

- la reconnaissance immédiate (2) par les États concernés (3), de la dimension politique des dits ‘problèmes basques, corses, bretons, kanaks, occitans, sardes, amazighs, italiens, palestiniens, catalans…’ et par conséquent du statut de prisonnier-e politique des membres incarcérés de ces luttes,
(2) Déjà rendue effective par l’Union Européenne et l’ONU.
(3) Incontournable point de départ pour le processus de résolution du conflit politique.

- l’amnistie et la libération, sans conditions, de l’ensemble des prisonnier-e-s et réfugié-e-s politiques en détention avec la présence actuelle en Catalogne Nord, au Centre de Détention de Perpignan, des deux détenus etarras : Maria Soledad Iparragirre Guenetxea et Mikel Albisu Iriarte qui risquent à tout moment leur extradition dans l’État espagnol,

- la dénonciation de l’existence en Catalogne Nord (4), à partir des Centres de Détention et de Rétention de Perpignan : d’une plaque-tournante à grande échelle de transfert et d’extraditions transfrontalières de prisonnier-e-s et réfugié-e-s politiques associée à un dispositif de contrôle intensif de la mobilité des populations, dont en priorité : les immigrés… projet conçu et planifié par les États français et espagnols, avec la complicité active ou passive d’une majorité d’élus locaux.
(4) Celle-ci est considérée uniquement comme territoire frontalier et zone de transit et non pas en tant qu’entité réelle avec ses propres ressources…

Ces actions publiques visent à :

- inviter de façon très large la population de Catalogne Nord à aborder, s’informer, débattre et se positionner publiquement sur un problème grave, jusque-là maintenu sous silence… celui de la détention de Résistants qui tombe sous le coup de lois anti-terroristes proches d’un État d’exception. Elles nient la légitimité de leurs luttes politiques utilisant la forme armée ou non : syndicales, associatives, culturelles, institutionnelles, juridiques…
- commencer la constitution d’un collectif de soutien aux prisonnier-e-s et réfugié-e-s politiques qui pourrait assumer clairement une dimension politique en s’inscrivant dans le contexte des luttes de libérations sociales et nationales indissociables du droit à l’autodétermination des peuples.

Nous pensons qu’il faut considérer cette partie de la réalité politique et sociale : d’une manière responsable et sérieuse. Nous ne pouvons ‘garder notre bouche close’ car cette absence totale de parole est très inquiétante sur notre capacité actuelle à réagir face à une injustice et à reconnaître le lien indissociable entre les prisonnier-e-s politiques et la dimension politique des luttes. Celle-ci, entendue dans le sens humain du terme puisque nous nous partageons une existence commune et que nous avons à construire chaque jour nos diverses dimensions sociales avec nos réalités et diversités propres, en étroite solidarité avec d’autres : si nous acceptons d’être responsable de nos destins humains et du plein exercice de la Liberté.
Rester dans le silence n’est pas acceptable : c’est clairement se rendre complice avec un système que nous sommes censé refuser. Comment espérer être cohérent si nous abandonnons ceux qui s’engagent dans des luttes sociales collectives, de gauche et réellement participatives pour la liberté et la diversité des peuples… Que faisons-nous avec ça ?
Comment pouvons-nous oublier que la plus grande des violences est celle du système capitaliste et de ses avatars ? Qu’il a provoqué et provoque encore des milliers de morts : de façon extrêmement ‘banale’ par l’exploitation au travail et plus ‘spectaculaire’ lors des guerres, lesquelles sont de cyniques opérations financières.
Si la mobilité de l’argent, les flux de capitaux, ne connaît aucune limitation : les peuples, eux, sont soumis à des frontières artificielles toujours plus nombreuses. Un règne sans partage pour l’un et ses clones, un contrôle permanent pour tout les autres.

C’est pourquoi potentiellement, chaque résistance est une cible et reste dans la ligne de mire d’intérêts financiers et étatiques en dehors de toute Lois et de l’Humanité. Si chaque jour nous affrontons cette destruction de nos vies toujours plus précaires, nous avons TOUT à construire sans reproduire les modèles dominants, à partir de nos chemins communs de traverse.
De nombreux peuples et populations réalisent déjà ce projet ‘insensé’ pour certains, ‘menaçant’ pour d’autres de :
- sortir des normes mondiales imposées par un modèle économique unique et centralisé y compris dans ses démultiplications diverses portant des noms différents,
- élaborer des réponses et modes d’existences collectifs propres, participatifs et en assemblées,
- ne plus subir les impacts terribles du jeu d’échec du capitalisme, au travers des multinationales et délocalisations multiples…

Chaque jour, des syndicalistes sont incarcérés, des membres d’associations culturelles et politiques, des journalistes, des travailleur-euse-s, des combattant-e-s de la lutte armée, des réfugié-e-s de retour d’exil politique : tous agissent dans le contexte politique de la lutte de libération sociale et nationale, pour l’intérêt collectif de leur peuple et JAMAIS pour des intérêts personnels. Nos luttes respectives se rejoignent et elles s’articulent les unes avec les autres.
En Catalogne Nord, une et plusieurs réponses collectives sont nécessaires, c’est pourquoi il nous semble crucial de travailler là-dessus, sans craindre d’éventuels conflits de points de vue, afin de trouver et construire ensemble une forme commune cohérente qui puisse porter le sens de notre dignité humaine et de nos luttes collectives…
VIVE LA TERRE !
VIVE LA LIBÉRATION ET L’INDÉPENDANCE SOCIALISTE !

05.12.06 / Perpignan, Catalogne Nord, PPCC.

Pour toute information et contact : amnistiapreso.lluitesdret@laposte.net

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